La Bolivie

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Lundi 1er septembre 2008 : San José de Chiquitos

De Copacabana, nous franchissons la frontière péruvienne pour rejoindre la Vallée Sacrée où nous nous sommes mariés, il y a 6 ans déjà ! Nous retrouvons avec plaisir José et Irène chez qui nous avions organisé notre mariage et leur présentons Swanne... séance émotion ! Nous profitons de ce rapide séjour pour redécouvrir les Salines de Maras et la vieille ville de Cuzco, toujours aussi magique.

 

De retour en Bolivie, Swanne et moi souffrant de l’altitude et du froid, nous descendons rapidement à Cochabamba. Cette grande ville, la troisième du pays, est très agréable à vivre et son développement ne date pas d’hier. Les grandes familles propriétaires, qui détenaient le pouvoir jusqu’en 2006, y sont installées depuis des décennies. On sent que c’est une ville qui bouge, probablement autant que Santa Cruz et c’est d’ici que partent tous les fruits et légumes vers les marchés boliviens. L’origine de la richesse locale est essentiellement la culture de la coca et bien sûr ses dérivés... Mais pour nous ce fut une réelle étape gastronomique, les restaurants étant sans doute les meilleurs du pays.
Notre séjour nomade en Bolivie se termine et nous choisissons de nous sédentariser deux mois dans un village que nous avons découvert le 1er mai dernier : San José de Chiquitos. Nous aspirons à cette stabilité car voyager avec Swanne ne nous épanouit pas vraiment, ni elle, ni nous. Nous retrouvons avec plaisir Paty et Pierre ainsi que leur fils Thomas  (3 ans) et grâce à eux, en une semaine, nous sommes installés dans une location à San José.


Cette petite ville de 15 000 habitants est un peu coupée du monde. Depuis Santa Cruz, il faut en effet 7 heures de train ou 8 heures de voiture sur la pire piste que l’on ait jamais emprunté en Bolivie pour rejoindre la capitale de la Chiquitania. Sur la photo ci-contre, le resultat des pistes avoisinantes...

Toutes les rues e San José sont en terre latérite rouge, les manguiers, papayers, citronniers et orangers ornent tous les jardins... mais ne comptez pas en trouver dans les boutiques, ici on les mange chez soi, mais on ne les vend pas, ce serait trop d’efforts... la vie coule tranquillement à l’ombre des galeries des maisons coloniales pour se protéger des 30 degrés minimums et des rayons du soleil ardent. Pour nous installer, nous découvrons les richesses des magasins locaux, ici pas de surconsommation possible : il n’y a rien !! Nous faisons donc faire nos chaises et nos tables chez le menuisier car personne n’en vend... pour le buffet de cuisine et bien nous patientons toujours... le menuisier a certainement été couper un arbre et attend que le bois sèche. Le maître mot ici c’est « connaissance » car si on veut une nouvelle robe, il faut connaître la couturière qui vous la fera de chez elle ; c’est la même chose pour le coiffeur : aucune enseigne mais des doigts d’or dans chaque demeure. Swanne buvant toujours uniquement du lait de soja, nous l’avons commandé à Santa Cruz et nous voilà pourvu pour un mois. Ne croyez pas que c’est la Poste qui nous a livré cette commande car il n’y a pas de Poste non plus ici. Les gens aisés ont une boîte postale à Santa Cruz et vont la relever une fois par mois par le train. Par contre, dès que quelqu’un part en voiture ou en camion alors il se fait connaître et devient livreur personnel : l’entraide est ici quotidienne.


Le matin, vers 6h30, Swanne prend son biberon dans le hamac puis court après le coq, les poules et les poussins qui sont dans le jardin avant d’aller réveiller Maggy, la petite voisine. Quelques jours par semaine, elle va aussi à la garderie. Il semble que Swanne commence à comprendre l’espagnol et dit même « vamos » pour aller faire des courses.

L’attrait de San José réside essentiellement dans sa localisation géographique au coeur des Missions Jésuites de Chiquitos, à quelques kilomètres du parc Kaa Iya et du parc Noël Kempf Mercado, au pied de la très belle Serrania d’où la vue sur la forêt tropicale est unique. La nature, sa flore et sa faune, l’Histoire liée a la mission jésuite, la culture avec les ateliers de sculpture sur bois et la musique baroque font de cette région encore isolée et peu connue notre coup de coeur bolivien. Mais cet isolement ne va pas durer longtemps car la route qui relie San José à Santa Cruz est en cours de goudronnage et celle qui va au Brésil vient d’être asphaltée. Dans deux ans, ce petit havre de paix sera le prochain lieu de villégiature des Cruceños pour le week-end.

 

Jérôme a profité de la venue de Simon, un ami Français terminant son tour du monde, pour aller découvrir le parc Noël Kempf Mercado. Classé au patrimoine mondial de l’humanité par l’Unesco, ce parc abrite la faune et la flore la mieux préservée d’Amazonie. Mais l’accès au parc se mérite et ces 5 jours se sont révélés une aventure passionnante. Les routes n’étant pas entretenues le 4x4 a dû se frayer un chemin à travers la végétation envahissante puis plusieurs jours de marche leur ont permis d’observer des singes araignées, tapirs, tatous, serpents, toucans, aras... bivouacs sous la canopée, bains dans les rivières ou chutes d’eau, lutte contre les insectes et en pirogue à la recherche de caïmans bref un récit frissonnant mais attirant.

 

A 40 km de San José se trouve une colonie mennonite et chaque jour dans les rues ces hommes blonds avec chapeau de cow-boy et salopette marine viennent vendre leurs poulets, oeufs frais et fromage. Nous en profitons pour continuer notre reportage sur cette communauté si particulière.

Dans quelques jours, jeudi 4 septembre, nous présentons à l’Alliance Française de Santa Cruz le film sur notre tour du monde, cela nous remettra dans le bain avant notre tournée de conférences dans les écoles québécoises en octobre et novembre.

Bonne rentrée à tous les Français et à bientôt

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Lundi 7 juillet 2008 : Copacabana - Lac Titicaca

Nous venons de passer trois semaines sur l'Altiplano dans des paysages grandioses et uniques.

De Tarija nous rejoignons Tupiza : quebradas de pierres rouges, cactus, chevaux, une sorte de farwest. De là, nous partons en direction du Sud Lipez, la région la plus isolée et la plus rude de ce pays. Jérôme, avec nos amis Bruno et Karine, y sont allés en octobre dernier. Notre aventure a tourné court au bout de 24 heures car le moteur n'a pas souhaité redémarrer après une nuit de bivouac par -15°C. Nous sommes restés boqués deux nuits avant de pouvoir redémarrer grâce à l'aide d'un chauffeur mécano passant par là et avons rebroussé chemin. Quelques jours plus tard, la voiture revenue à Tupiza et réparée, nous prenons la décision de ne pas aller seuls dans le Lipez avec notre 4x4.

Jérôme a alors la gentille attention de m'offrir pour mes 37 ans un tour organisé de 4 jours pour découvrir cette région. Il me rejoindra directement à Uyuni. Ces 4 jours furent vraiment extra, très reposants car tout est prévu, il suffit de se laisser guider, très rapide aussi car il y a beaucoup de choses à voir en peu de temps (;-)) Mais les souvenirs de la Laguna Verde (sa couleur specifique est due à la présence d'arsenic), des eaux thermales à 40°C, des geysers à 5000 m d'alt, de la Laguna Colorada, de l'arbre de pierre et des flamants roses restent inoubliables... Sans doute un des plus beaux coins de cette planète mais il se mérite!

Jérôme et Swanne me retrouvent sur le salar d'Uyuni et nous partons ensemble découvrir les momies du 14ème siècle au pied du Volcan Tunupa, passons la journée sur le salar, toujours aussi spectaculaire puis assistons au coucher de soleil sur un terrain de jeu pour enfants : le cimetière de trains du 19°siècle ! (cf :rubrique reportage)

D'Uyuni, nous rejoignons le parc de Sajama, du nom du plus haut sommet de Bolivie (6542 m d'alt). Beaucoup moins touristique que la region Uyuni-Lipez, ce parc abrite des lagunes, eaux thermales, geysers, vigognes, alpagas, forêt de quenua (petits arbres endémiques de cette région), églises du 18ème siècle et le tout surpomblé par ce géant, le mont Sajama qui inspire le respect. Un nouveau coin coup de coeur.

Nous sommes actuellement à Copacabana, au bord du Lac Titicaca, le plus haut lac navigable au monde (3800 m d'alt) où se déroule une bien étrange tradition. Tous les propriétaires de voitures, bus, camions viennent demander aux prêtres de la cathédrale de bénir leurs vehicules. Ces derniers sont décorés de fleurs et cotillons pour l'occasion. Ici toutes les classes sociales de la région de La Paz viennent en week end pour la bénédiction et profitent de la plage où pédalos, balades en bateau et régates animent ce petit village. Les estivants trinquent en arrosant la terre mère (Pachamama) et en dégustant les délicieuses truites saumonées du lac.

Prochaine étape la capitale La Paz. En attendant vous pouvez consulter les nouvelles photos des albums Paysages et Swanne ainsi que celles des reportages. A bientôt!

 

Lundi 16 juin 2008 : Tarija

En novembre dernier, quelques jours avant notre retour en France, nous passions par Charagua dans le Chaco et découvrions des colonies Mennonites. Alors que Bolivie rime avec désordre, musique dans les rues, klaxons à tout va, désorganisation, nous étions en quelques kilomètres de pistes dans un autre univers : maisons en brique avec fenêtres à l'anglaise installées sur des parcelles agricoles rectangulaires, propreté et maisons fleuries, calme, aucun bruit de moteur, seuls quelques claquements de sabots des chevaux tirant des "buggys", ces charrettes utilisées par les Mennonites. Ces hommes et femmes sont tous blonds aux yeux bleus, parlent difficilement espagnol et sont habillés d'une manière spécifique, salopette et chapeau de cow boy ou casquette pour les hommes, robe plissée fleurie sur fond sombre et chapeau de paille blanc pour les femmes. Intrigués par cette communauté vivant à l'écart de la civilisation et attirés par ce mode de vie apparemment si tranquille, nous rencontrons le chef de la colonie de Pinondi qui ne voit pas d'inconvenients à un reportage photos. Le rendez-vous est donc pris. Une fois Swanne remise de sa gastro nous partons à Charagua et nous installons dans le petit hôtel sur la place principale. Il nous faudra plus d'une semaine pour réussir à nouer contact avec une famille. Le chef de la colonie nous ayant renvoyé vers l'évêque et les ministres religieux pour l'autorisation de filmer, nous essuyons plusieurs refus avant de rencontrer un dimanche matin Jacob et sa femme Katarina qui nous accueillent à bras ouverts. Nous partageons donc leur vie pendant deux semaines. Jérôme accompagne Jacob à la fromagerie, j'aide Katarina dans les taches ménagères et Swanne découvre les joies d'une grande fratrie, Johan, 8 ans, Nelly, 6 ans, Suzanne et Eisabeth, 4 ans. Une experience réellement passionnante que vivre à l'intérieur de cette communauté religieuse chrétienne d'anabaptistes, cousins des Amish d'Amérique du Nord, qui refuse la modernité mais pourtant n'échappe pas à son impact notamment sur la jeunesse. Les photos sont dans la rubrique Reportage.

Parallèlement à notre vie chez les Mennonites, nous assistons un week end à la grande foire aux bestiaux de Charagua. Vaches, taureaux et zébus sont présentés et vendus aux enchères. Un bon taureau se vend environ 2000 bolivianos soit 200 euros. Les jeunes Mennonites sont également venus vendre et acheter des bêtes et nombreux sont ceux attirés par le stand de TIGO, l'opérateur de téléphone celulaire local, alors que les téléphones sont interdit dans la communauté. La modernité les rattrape et la tentation est grande.

Jérôme a également réalisé le film du mariage de Marco et Joany, originaires de Charagua mais vivants à Santa Cruz. L'occasion pour nous de découvrir l'organisation d'un événement regroupant plus de 150 personnes dans une grande famille de propriétaires terriens.

Nous quittons Charagua pour retrouver Tarija pendant une semaine, le temps de rendre les clés de la maison que nous louions depuis l'année dernière, revoir nos amis et préparer notre expedition vers le Sud Lipez, Uyuni, Sajama et le lac Titicaca. Nous renouons avec altitude et grand froid que les paysages fabuleux de l'altiplano nous feront oublier...

 

A bientôt.

 

Lundi 19 mai 2008 : Santa Cruz

Arrivés fin avril à Santa Cruz, nous venons de passer deux semaines dans la région des anciennes Missions Jésuites de Chiquitos. Après cinq mois en France à sillonner les routes pour les conférences, le contraste est vraiment fort. Le mauvais état ou mauvais entretien des routes, le trafic anarchique, l'absence de signalisation routière, quatre personnes sur une moto, les camions archaiques et surchargés mais qui roulent encore... Bref en un clin d'oeil, on se retrouve dans le bain et on adore ! Pour rejoindre San Javier, la première mission Jésuite de notre itinéraire, nous empruntons un pont qui traversse le Rio Grande sur plus de 1km. Ce pont est prévu pour le train, nous roulons donc sur la voie de chemin de fer, le train, les voitures dans un sens puis dans l'autre alternent leur passage au fur et à mesure de la journée.

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Nous arrivons à San Javier pendant le Festival International de Musique Baroque et asistons donc gratuitement à de splendides concerts. Français, Américains, Brésiliens, Allemands, Polonais et bien évidemment Boliviens donnent des concerts, choeurs et orchestres, d'oeuvres baroques sud américaines et européennes. La qualité d'interprétation est de haut niveau et la beauté des églises recemment restaurées ajoutent au plaisir de l'ouie, le plaisir visuel et spirituel. A Concepcion, nous sommes rattrapés par le SUR, ce vent de Patagonie qui vient refroidir les terres chaudes. Alors que depuis notre arrivée, le thermomètre approchait des 30 degrés, nous sommes soudainement obligés de remettre nos polaires et de nous protéger de la pluie tropicale. Nous prenons la route en direction de la plus éloignée des Missions, Santiago de Chiquitos. Sur la route, nous logeons à San Miguelnous bivouaquons chez les prêtres de l'église missionnaire. Nous pouvons ainsi écouter les enfants et adultes qui viennent apprendre à chanter ou jouer du violon et préparer les concerts. A santiago, nous passons 4 jours à découvrir la nature environnante et surtout le parc Tucavaca qui du haut d'une falaise domine toute la canopée. Nous sommes au bord de l'Amazonie, dans une forêt tropicale de type Savane avec des collines allant jusqu'à 900 m d'alt et où nous observons une faune et une flore exceptionnelles. Les villages sont accessibles par des pistes de sables rouges, dans chacun d'eux il y a une belle place principale face à l'église où Swanne adore jouer avec d'autres enfants ou courir après les chiens, poules ou ânes...

Dimanche 4 mai, nous assistons à Santiago aux élections. Les habitants du département de santa Cruz sont appelés aux urnes pour un Réferendum pour ou contre l'Autonomie du département. 86% votent OUI à l'AUTONOMIE. Cette élection est qualifiée d'illégale et anti-constitutionnelle par le Président Evo Morales mais celui-ci, lors d'un discours télévisé le soir de l'élection, reconnait devoir prendre en considération ce résultat. Depuis 2006, les départements de la média luna et le gouvernement d'Evo Morales s'affrontent sur le thème de la répartition des pouvoirs : autonomie libérale contre centralisation socialiste. Le résultat du référendum est un point de plus vers l'autonomie c'est à dire vers la mise en place d'une répubique fédérale.

Après avoir profité des sources d'eaux chaudes de la région, nous passons plusieurs jours à San José de Chiquitos où Swanne tombe malade, victime d'un rota virus intestinal. Au bout de 5 jours son état ne s'étant pas amélioré, nous décidons de retourner à Santa Cruz pour attendre sa guérison. Une semaine plus tard, Swanne reprend de l'appétit, court après les pigeons sur la place principale, nous allons donc reprendre notre route. Voyager avec un enfant, nous permet un contact fabuleux avec la population mais necessite d'adapter le rythme du voyage au sien. A 19 mois, elle mange désormais comme nous ce qui facilite les repas, elle marche et joue seule ou avec d'autres enfants facilement, comprend très bien ce qu'on lui raconte et en bivouac nous aide même à ranger les affaires !!

A bientôt

 

Lundi 12 novembre 2007 : Sucre - Uyuni - Lipez - Tarija

 

Comme prévu Karine et Bruno nous ont rejoint à Sucre pour passer deux semaines avec nous. Après la visite de Potosi et de ses mines, nous avons pris la route pour le Salar d'Uyuni. Intenses moments d'émotions sur cette piste que nous avons parcouru en 5 heures de route alors qu'il y a 5 ans il nous avait fallu presque 3 jours en scooters !!

Le salar est toujours aussi magnifique. Cette grande étendue blanche de 12 000 km² est un immense lac salé asséché en surface sur 50 m de profondeur et sur lequel on peut rouler. A l'horizon, les sommets volcaniques de la région comme le Tunupa apparaissent comme des mirages.
Nous avons passé une nuit tous ensemble sur l'île Inca Huasi et avons dégusté (enfin plutôt testés pour certains!) la viande de lama séchée, qui est l'alimentation de base des peuples reculés de l'altiplano, accompagné d'un bon vin de la région de Tarija. Le lendemain, nous avons laissé Swanne et Sophie à Uyuni et sommes partis vers le sud Lipez.

Ce fut 5 jours intenses dans un décor époustouflant : Lagunes turquoises, flamants roses, vigognes, formations géologiques surprenantes, couleurs de roches rouges et ocres.

Cependant ces paysages se méritent et nous ne comptons plus les "galères" auxquelles nous avons du faire face : enlisement sur le salar de Chiguana, embourbement lors d'un passage à gué... enfin casse des amortisseurs arrières qui finalement nous empêcheront d'aller jusqu'à la Laguna Verde à l'extrême sud du Lipez.

Malgré toutes ses mésaventures, l'ambiance est restée au beau fixe et se périple reste à jamais dans nos mémoires.

Nous retrouvons enfin Sophie et Swanne qui ont rejoint Tupiza par une piste plus tranquille et rentrons à Tarija pour faire découvrir à Karine et Bruno la région et la ville où nous vivons depuis près de 5 mois.

A notre retour, Jérôme finalisera le film de 17' sur l'association Educacion y Futuro avant d'entreprendre un nouveau tournage. En effet du 8 au17 novembre a lieu, dans le département de Tarija, la 7ème édition de "La Boliviana" un Raid Humanitaire et Sportif organisé par des Français. Jérôme est donc parti suivre une vingtaine d'équipes françaises, boliviennes, québécoises et suisses parcourir cinq étapes en plusieurs disciplines, trail, trek, vélo et course d'orientation.

Notre séjour en Bolivie touche à sa fin. Nous rentrons en France le 30 novembre mais serons de retour à Tarija en mai prochain pour continuer à découvrir ce fabuleux pays.

A bientôt

Vendredi 12 octobre 2007 : De Tarija à Sucre

Quelques nouvelles depuis début septembre. Après un épisode difficile du à des problèmes de santé qui nous ont bloqué pendant près de trois semaines, la famille Maurice est à nouveau en forme et prête à redécouvrir les paysages uniques du sud bolivien.

Nous nous inserons de plus en plus dans la vie Tarijena. Sophie donne des cours de français à l'Alliance Française. Cette Alliance est la plus petite et la plus jeune de Bolivie mais tente de se developper en donnant des cours de français aux jeunes et aux adultes de la ville. Manquant de professeurs, Mariela la directrice, a fait appel à tous les francophones de Tarija pour venir soutenir l'Alliance. C'est donc avec plaisir que Sophie retrouve trois soirs par semaine une dizaine d'étudiants.

A l'Alliance nous avons rencontré les fondateurs de l'association Educacion y Futuro qui s'occupe d'aider les enfants travailleurs de Tarija et particulièrement les enfants exploités. Bien que le travail des enfants soit interdit en Bolivie en dessous de 14 ans, c'est encore malheureusement une réalité dans tout le pays et à Tarija ils sont environ 8000. Jérôme réalise en ce moment un documentaire sur cette association et particulièrement sur l'Auberge Solidaire qui accueille les enfants pour les rescolariser et leur donner une formation technique (electricité, couture, cuisine ou jardinerie).

Notre ami Marc nous a rejoint une semaine. Il remonte les Amériques d'Ushuaia à Anchorage en moto. Avec lui nous sommes allés bivouquer aux bords des Lagunes de Tajzara. Nous vous en parlons à chaque fois mais ce lieu est vraiment magique et cette fois là les coucher et lever de soleil valaient vraiment le déplacement. Bien plus que motard, Marc est avant tout un photographe et nous vous conseillons son blog : http://www.transam.fr/blog/

Nous venons de passer plus d'une semaine à Potosi.

Pour la première fois nous retournons sur les traces de notre Tour du Monde et 5 ans plus tard nous constatons une évolution notable de cette ville. Potosi est vraiment exceptionnellement riche, tant par son histoire particulièrement présente à la Casa de la Moneda et au couvent Santa Teresa (Article) que par la population qui y habite et son activité principale, l'exploitation du Cerro Rico. Ici on entend presque plus souvent parler quechua qu'espagnol et les mineurs montent chaque matin passer des heures dans les galeries du Cerro pour en extraire du plomb, du zinc et de l'argent. Depuis 2003 le cours des minerais a grimpé et les mineurs gagnent mieux leur vie. Pour exemple, depuis janvier 2006 le prix du plomb a augmenté de 264%. Par contre les conditions de travail sont toujours aussi moyennageuses. Jérôme a passé plusieurs jours dans les mines et a pu gagner la confiance des mineurs ce qui lui a permis de vivre parmi eux des moments forts. Ce sera prochainement l'occasion d'un reportage avec photos.

 

C'est cette même semaine que Swanne a soufflé sa première bougie à 4070m d'altitude, dans la ville la plus haute du monde. Elle est déjà bien gourmande et a adoré la tarte au citron sur laquelle sa bougie était posée.

Nous sommes aujourd'hui à Sucre, la capitale historique, constitutionnelle et juridique. Depuis 1899, la Paz est la capitale de fait et le siège du gouvernement mais depuis l'élection d'Evo Morales et surtout le travail de refection de la constitution, Sucre reclamme à nouveau son titre de capitale pleine et entière avec le transfert du gouvernement dans le centre du pays et non pas uniquement dans les Andes. Ce thème soulève ici beaucoup de polémique... à suivre donc !

Nous attendons Bruno et Karine qui viennent passer deux semaines avec nous et avec qui nous allons revoir avec plaisir le Salar d'Uyuni et découvrir le sud Lipez.

Enfin nous vous signalons que notre programme de conférences Connaissance du monde, pour la saison 2007/2008, est disponible sur le lien suivant : agenda 2007/2008.

 

A bientôt

 

Vendredi 7 septembre 2007 : Entre paysages magnifiques et traditions

Le mois d'août a été pour nous l'occasion de découvrir la région de Tarija et ses traditions.

Le 6 août dernier, jour de la fête nationale, célébrait l'indépendance de la Bolivie il y a 182 ans. Des défilés ont eu lieu toute la journée sur la grande avenue longeant le rio Guadalquivir et devant une tribune d'officiels. Chaque quartier de la ville, chaque entreprise ou corps de métier défilaient et étaient applaudis et félicités par le Maire de Tarija. Cette fête était très représentative de la population Tarijenienne, une mixité des origines et des cultures. (cf article 182 ans d'indépendance)

Nous avons été heureuxd'accueillir chez nous Annie et Alain, deux savoyards retraités, partis pour deux années autour du monde à vélo. Après l'Asie centrale, l'Asie du sud-est et la Nouvelle-Zélande cela fait près de 4 mois qu'ils roulent en Amérique du Sud. Une semaine très sympathique où nous en avons profité pour nous balader dans la région. Swanne quant a elle fût bien contente de jouer avec " mamy Pomme " et " papy Chat " et surtout d'apprendre la chanson " Pomme de reinette et pomme d'apis " qui calme désormais tout les petits maux ou agacements de Mademoiselle. Une semaine à l'ambiance familiale très agréable. Nous leur souhaitons bonne route vers l'Argentine puis l'Afrique. (leur site : http://pommequiroule.homeip.net)

Notre maison se situe dans une zone géologiquement très aride avec une végétation d'épineux et de cactus contrastant fortement avec le Lac San Jacinto qui se trouve à moins d'un kilomètre. Ce lac artificiel formé suite à la construction d'un barrage permet d'irriguer les cultures environnantes et notamment les vignes de la Vallée de Conception. C'est un lieu très agréable au bord duquel on déguste de très bons poissons comme le Pejerrey (chair goûteuse mais pleine d'arrêtes !) accompagné de gros grains de maïs blancs pochés. Les eaux bleues du lac dans ce paysage aride donnent de véritables accents méditerranéens à la région.

A une heure de Tarija en empruntant une piste sinueuse et raide qui grimpe à 3800 m d'altitude se trouve l'entrée du parc de la Cordillère de Sama. On y découvre les magnifiques lagunes de Tajzara peuplées par des colonies de Flamants roses, de Flamants James une espère rarissime, de foulques géants et des foulques cornues. Nous y sommes déjà montés trois fois et à chaque visite le spectacle est saisissant. On se trouve réellement sur l'altiplano avec des villages en adobe, des lamas, un vent permanent et cette végétation si spécifique aux hauts plateaux andins : la puna, une petite herbe jaune.

Le mois d'août est le mois des pèlerinages dans la région. Fête de San Lorenzo, pèlerinage de Chaguaya et enfin fête de San Roque, la grande fête annuelle de Tarija. Ces fêtes religieuses sont très populaires et les Chapacos (habitant de la région de Tarija) y participent activement. Ce fut pour nous l'occasion de découvrir les traditions locales. L'un des points commun de ces trois fêtes est l'absence de consommation d'alcool. En effet, contrairement à d'autres régions de Bolivie, les Tarijenos sont très fiers de rester sobres lors de ces fêtes religieuses. Par contre, ils ne se privent pas de bien mangés, de danser et de faire la fête. Les spécialités locales sont le cochon cuit au four, le poulet sauce piquante et l'aloja, une boisson préparée à partir de céréales, blé, maïs ou quinoa. (cf les articles sur le pèlerinage de Chaguaya et San Roque).

Le sud bolivien recèle de trésors et nous en avons découvert un autre : la région de Tupiza. Située à 200 km de Tarija, il faut à peine 7 heures d'une piste splendide mais sinueuse pour rejoindre les deux villes ! Nous avons partagé le trajet en deux et avons donc fait notre premier bivouac dans le 4x4 au cœur d'une quebrada magnifique que nous avons remonté sur 10 km. Nouvelle expérience pour Swanne que ce bivouac dans le 4x4. Le sommeil fut dur à trouver mais une fois celui-ci attrapé, elle ne l'a plus lâché jusqu'au lendemain, contrairement à ses parents toujours à surveiller les températures…
Tupiza est située dans une vallée aux étranges formations rocheuses de couleurs ocres jaunes, rouges et verte. Nous avions l'impression d'être au Far West et les chevaux qui sillonnent encore la région ne sont pas pour rien dans cette ambiance d'un autre temps. Cette contrée est également connue pour être le lieu du dernier hold-up de Butch Cassidy et Sundance Kid. Nous avons parcouru ce joli coin de Bolivie pendant quatre jours avant de rentrer à Tarija pour assister aux festivités de San Roque.

Du côté de chez Swanne, notre puce pousse bien même si l'air sec de la région semble la gêner un peu. Elle a enchaîné ce mois ci deux rhino-pharyngites bien désagréables. Elle court maintenant à quatre pattes, se lève toute seule et se tient debout longtemps accoudée à un muret. Elle joue à la balle avec son papa, danse dès que l'on se met à chanter. Elle va maintenant à la garderie où elle a une nounou pour elle toute seule mais joue aussi beaucoup avec les autres enfants. Aucun problème pour la laisser, chaque matin elle se jette dans les bras de sa nounou !! Swanne commence à prendre l'habitude de la poussière. En effet, nous vivons dans la campagne donc la poussière est notre quotidien tant dans le 4x4 que dans la maison… heureusement que Maman a insisté pour acheter une machine à laver !!

Nous attendons d'ici quelques jours Marc, un ami rencontré en Bolivie en 2002 et qui parcourt, cette année, les Amériques à moto.

A bientôt

Mercredi 1er août 2007 : De Samaïpata à Tarija

Après avoir passé 2 semaines à Santa Cruz nous prenons la route pour Samaïpata. Nous avons acheté un 4x4 Toyota Runner qui va nous permettre de rouler facilement sur les pistes boliviennes.

Avant de quitter cette grande ville, nous faisons le plein en petits pots, lait et eau minérale pour les repas de Swanne. En effet, nous ne trouverons pas ailleurs de petits pots or notre fille mange encore tout mixé et sans mixeur… l'affaire se complique ! Nous équipons la voiture d'une galerie, de jerricans d'essence et d'eau, d'un GPS, d'une roue de secours d'un siège auto et d'une bonne couverture chaude puis nous prenons la route en direction de la cordillère.

La route est asphaltée bien qu'en mauvais état mais rapidement les paysages des contreforts des Andes apparaissent c'est magnifique. Nous laissons avec bonheur l'effervescence cruzenos pour découvrir un petit village tranquille : enfin la Bolivie tant attendue se présente à nous.

Nous visitons le fort de Samaïpata, c'est un site cérémoniel pré-inca situé à 1950 m d'altitude et accessible par une piste difficile de 6 km. Protégé par l'UNESCO, ce site n'est pas encore envahi par le tourisme et c'est bien agréable. 20% du site serait actuellement découvert, le reste se trouve encore sous la végétation.

Le climat depuis notre arrivée en Bolivie s'est fortement dégradé et nous essuyons de belles vagues de froid avec un vent venant de Patagonie qui souffle cette année de manière exceptionnellement forte. La neige a recouvert l'altiplano et dans les plaines les températures ont terriblement chutées. Les Boliviens de l'Est ne sont pas habitués et sortent bonnets, ponchos de laine, anoraks. Parallèlement à ce froid, le pays est agité socialement et de nombreux " bloquéo " coupent la circulation aux abords des grandes villes et sur les axes principaux.

En quittant Santa Cruz, la route d'accès pour Tarija était fermée par des manifestations de paysans. Heureusement, en lisant la presse quotidienne nous apprenons que le blocus sera levé quelques jours… Nous décidons de quitter Samaïpata et de filler rapidement pour profiter de cette opportunité. En effet, l'alternative de passer par les Andes ne nous réjouissait pas car cela nous aurait contraint à passer des cols à plus de 4000 m d'alt et avec cette vague de froid, nous sentions l'épopée périlleuse.

La route pour Tarija nous fait traverser les grandes plaines du Chaco où nous longeons de grandes estancias alternant élevage et cultures. Les 700 premiers km se font sur une route en parfait état jusqu'à Villamontes mais sans grand intérêt au niveau des paysages. Par contre les 300 km suivant seront véritablement magiques. 10 heures de piste splendides démarrant par le canyon de Pilcomayo avec des couleurs ocres et rouge à vous couper le souffle puis une traversée successive de cols et vallées qui nous mènent petit à petit vers un paysage de cordillère avec peu de végétation et des petits arbustes jaunes rappelant la Puna de l'Altiplano. Dans ce décor de rêve, entre canyons et piste étroite, nous faisons une étape à " Entre Rios ", petite bourgade très sympathique pour nous reposer et profiter pleinement de la piste le lendemain jusqu'à Tarija.

A Tarija, les " bloquéos " des paysans sont très actifs et la ville est encerclée par des barrages. Nous contournons assez facilement les premiers en passant dans un fossé et arrivons dans la ville. A un carrefour, des barricades moins sympathiques avec des morceaux de verres sur les pavés sont installés… le temps de nous arrêter pour savoir comment passer et un manifestant nous crève un pneu avant… Bienvenu à Tarija !

Forts de cette première expérience, nous cherchons un bon hôtel pour nous reposer et aviser… Jérôme repart immédiatement changer le pneu et revient très content en ayant découvert des quartiers très agréables en dehors de la ville et surtout en ayant rencontré des gens très sympathiques. Le lendemain nous emménageons dans un hôtel plus abordable et nous mettons en quête d'une maison.

Jérôme démarche les agences immobilières, souvent de petites échoppes vendant des meubles où les annonces sont écrites à la main sur un petit bout de papier… Sur six visites prévues, finalement Jérôme ne visitera qu'un seul appartement les autres étant soit en construction, soit le propriétaire est absent… Le peu d'annonces commence à nous inquiéter mais finalement trois jours après notre arrivée nous rencontrons Rodolphe. Français installé ici depuis 5 ans, il est marié à Lia, une bolivienne et a une fille Angelina de 2 ans. Immédiatement Rodolphe se plie en quatre pour nous aider, nous mettre en contact avec d'autres agents immobiliers et surtout nous faire rencontrer François. Ce belge repart avec sa famille en Europe dans quelques jours et cherche à louer la maison qu'il a construite il y a 11 ans… Le rendez-vous est pris le lendemain Dimanche à 10h et là c'est le coup de cœur !

La maison de San Blas, se trouve à 6 km du centre ville sur un terrain de 8000 m² au cœur d'un massif ressemblant étrangement à la Cappadoce et accessible par une piste du bout du monde... Personne aux alentours, seul un voisin qui surveille la maison quand elle n'est pas habitée. Dès le lendemain, nous commençons l'aménagement. François nous prête des meubles, de la vaisselle, nous achetons un mixeur pour les repas de Swanne et une machine à laver… Bref en quelques jours nous sommes chez nous, de quoi avoir une bonne base pour sillonner la région. Un mois d'hôtel, de recherche de voiture, de maison, de petits pots avec un bébé de 9 mois nous a mis sur les genoux et cette stabilité retrouvée va nous permettre enfin de sillonner la région et de vous rapporter images et reportages.

Swanne est ravie d'avoir retrouvée la stabilité d'un foyer, elle mange bien, grandie bien et marche à quatre pattes. Ses yeux bleus et cheveux blonds font fureur dans les rues boliviennes où toutes les femmes se retournent et veulent la prendre dans leurs bras. Toujours sociable, elle est vraiment heureuse quand il y a du monde autour d'elle et qu'elle peut jouer de son charme… Par contre, elle a su mettre nos nerfs à rude épreuve car elle a un fort caractère et beaucoup de voix quand elle n'est pas d'accord…. Nous cherchons activement une nounou pour s'occuper de Swanne et jouer avec elle, une autre aventure…

Au quotidien, nous profitons de l'excellente viande, valant largement la viande argentine que nous avions tant apprécié lors de notre tour du monde. Chaque matin, nous buvons un jus de fruit frais, Bananes, Kiwi, Oranges, Papaye, Citron verts… et bien sûr des légumes frais chaque jours. Le coût de l'alimentation est dérisoire et le moins cher se trouve au marché dans les produits frais… l'inverse de chez nous pour notre grand bonheur !

Le programme des prochains jours va être de visiter la Vallée Conception qui est le lieu de production des vins boliviens. Et oui, nous quittons la Savoie, pays vinicole, pour en retrouver un autre. La région de Tajija produit de bons petits vins et se targue d'avoir les vignes les plus hautes du monde. Nous sommes également dans une zone où se trouve de nombreux fossiles de grands mammifères… Il n'y a plus qu'à chercher ! Les mois d'Août et Septembre sont des mois de fêtes et de pèlerinages dans la région, nous vous raconterons donc les fêtes de San Lorenzo et de San Roque ainsi que le pèlerinage de Chaguaya.

Mardi 3 juillet 2007 : Bolivie, Santa Cruz de la Sierra

Nous qui n'aimons pas les voyages rapides où l'on se sent transporté d'un continent à l'autre sans s'en rendre compte et bien cette fois, nous avons bien ressenti la longueur du voyage…


48 heures de Saint-Pierre d'Albigny à Santa Cruz de la Sierra avec 14 heures de retard par rapport à l'horaire prévu !! A 5 heures du matin Samedi, nous arrivions dans un hôtel épuisés avec un sac sur trois, les autres ayant été égarés par la compagnie aérienne. Bien sûr nous ne sommes pas allés dans l'hôtel réservé car avec autant de retard, la chambre n'était plus disponible…


Le vol principal de Madrid à Buenos Aires s'est très bien déroulé et Swanne a pu dormir dans un petit couffin installé à nos pieds. Pour les escales et autres vols… (Lyon - Madrid - Buenos-Aires - Sao Paulo - Santa Cruz) nos genoux ont été tour à tour terrain de jeux ou berceau. Finalement, le lendemain, nous retrouvions le deuxième sac et le surlendemain le troisième…


Heureusement, les palmiers, le soleil, la chaleur et l'ambiance latino très agréable du week-end à Santa Cruz nous a permis de bien décompresser.

 

 

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